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Équivalence érectile inversée : proposition d’un modèle physiopathologique et Podcast

Je propose ici un modèle conceptuel, que j’ai appelé équivalence érectile inversée.

Il part d’un constat physiologique établi : les organes génitaux masculins et féminins partagent certaines origines embryologiques et leur réponse sexuelle périphérique fait intervenir des phénomènes neurovasculaires comparables, notamment vasodilatation, augmentation du débit sanguin et congestion des tissus érectiles.

Chez l’homme, cette réponse aboutit principalement à l’augmentation de volume et de rigidité du pénis.

Chez la femme, la congestion concerne notamment les structures clitoridiennes et bulbo-vestibulaires et s’accompagne de modifications de la paroi vaginale, de la transsudation et de la mécanique génitale au cours de l’excitation.

L’équivalence érectile inversée propose d’envisager ces deux réponses comme des équivalents fonctionnels dont les conséquences mécaniques sont différentes.

L’intérêt du modèle apparaît notamment après la ménopause. Les modifications trophiques et vasculaires du syndrome génito-urinaire de la ménopause pourraient participer à une altération de cette réponse génitale périphérique : diminution de la congestion, réduction de la transsudation, modification de la compliance et des conditions frictionnelles, avec pour conséquences possibles défaut de lubrification, inconfort ou douleur.

Cette lecture permet de distinguer l’altération trophique du tissu de l’altération fonctionnelle de sa réponse à l’excitation. Les deux phénomènes peuvent coexister sans être nécessairement superposables.

Il s’agit à ce stade d’un modèle physiopathologique proposé, destiné à organiser des observations anatomiques, physiologiques et cliniques et à générer des hypothèses testables. Il ne constitue pas un mécanisme validé du SGUM ni la démonstration de l’efficacité d’un traitement particulier.

Son intérêt devra donc être évalué par des travaux permettant notamment de caractériser et de mesurer la réponse génitale périphérique avant et après la ménopause.

Pour replacer ce modèle dans le cadre clinique : Syndrome génito-urinaire de la ménopause : physiopathologie, diagnostic et prise en charge.

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